«Faire les Beaux-arts» n’est pas à la portée de tous. Mais même les amateurs peuvent assister aux cours publics organisés par ces écoles prestigieuses, pour améliorer leur technique et plonger dans une atmosphère particulière. Par Christian Charreyre

 

La France compte une quarantaine d’écoles supérieures d’arts publiques, dites «écoles des BeauxArts», relevant du ministère de la Culture, et plusieurs centaines d’établissements privés, proposant aux étudiants des formations en 3 ou 5 ans, sanctionnées par un diplôme national d’art ou un diplôme national supérieur d’expression plastique. Avec un recrutement sur concours souvent très sélectifs, elles dispensent une formation de haut niveau, alternant cours, ateliers, workshops (journées de production avec un artiste ou un designer), séminaires, projets personnels… Quel rapport avec une approche d’amateur ? La plupart de ces écoles proposent aujourd’hui des cours ouverts au public, généralement en soirée pour qu’ils soient accessibles aux personnes qui travaillent en journée.

UNE ORIENTATION PRATIQUE
Les écoles supérieures d’art ont développé une pédagogie très axée sur la pratique et sur le travail personnel des étudiants. C’est cette approche concrète qu’elles mettent à la disposition de tous ceux qui veulent apprendre ou se perfectionner dans les techniques picturales. C’est ce que propose l’École européenne supérieure d’art de Bretagne (EESAB), un établissement public qui regroupe les 4 écoles supérieures d’art des villes de Brest, Lorient, Quimper et Rennes. «Les cours publics sont le socle de l’ancrage territorial de notre établissement. Ils sont ouverts à tous, et participent à l’action éducative et culturelle des collectivités. Comme l’enseignement supérieur, l’enseignement dans les cours publics est fondé sur les pratiques de création, une approche sensible et critique nourrie par des références artistiques et culturelles puisées dans l’histoire de l’art ou dans l’actualité la plus contemporaine. Ainsi, ils forment un public averti pour les lieux de création et de diffusion de l’art, ils accompagnent les pratiques amateurs par des apports techniques, théoriques, critiques, et parfois, ils sont le premier accès à la création de ceux ou celles qui deviendront artistes», explique la directrice générale, Danièle Yvergniaux.

 

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